# Discipline : l'endurance.

Publié le par Fanny

Le week-end du 8 mai 2017 s'est déroulée une compétition club & amateur d'endurance en Deux-Sèvres : le Raid équestre du Lambon.

Pour cette seconde édition qui proposait des épreuves de 10km à deux fois 70km, j'ai fait partie de l'équipe de bénévoles : une occasion pour moi de rencontrer des gens, mais surtout de découvrir une discipline que je ne connaissais pas !

# Discipline : l'endurance.

L'endurance, c'est quoi ?

De ce que j'en ai retenu, c'est d'abord une discipline d'extérieur : les pistes autour du lac du Lambon permettent de proposer des boucles variées et techniques, avec passages de gués, de sols de différentes natures, aussi bien en forêt qu'à travers champs.

On différencie les épreuves selon leur nombre de kilomètres, en une ou plusieurs boucles. Les chevaux doivent parcourir ces distances à une vitesse imposée selon leur niveau, allant ce week-end de 10km/h pour les moins expérimentés jusqu'à 15km/h pour les plus routinés. Nous avions également une épreuve vitesse libre sur deux jours composée de cinq boucles pour un total de 140km.

Contrairement à ce que je pensais, l'endurance ne se pratique pas en solo - enfin, en duo cavalier/cheval (je crois que j'ai trop regardé le film Hidalgo) - mais en équipe : les coureurs et l'assistance. Un "roadbook" est distribué à ces derniers, leur indiquant le chemin à suivre d'un point d'assistance à l'autre : ils y attendent leur "team" armés de seaux d'eau et de bouteilles pour arroser le cheval dans le but de réguler son rythme cardiaque.

Le dernier point que j'ai découvert pour cette discipline, c'est donc le contrôle vétérinaire : avant et après chaque boucle, celui-ci va noter le rythme cardiaque et respiratoire du cheval, vérifier les muqueuses et évaluer ses allures sur le trotting (présentation du cheval en main et au trot). Ces paramètres permettront de définir les conditions physiques du cheval et ses capacités de récupération.

Finalement, le but de l'endurance ce n'est pas d'aller le plus vite possible ! Mais bien de savoir écouter son cheval pour lui permettre de maîtriser son rythme cardiaque, et de respecter une certaine vitesse sous peine d'élimination.

Crédit photos : Vincent Geoffret

Crédit photos : Vincent Geoffret

Côté organisation, comment ça se passe ?

L'organisation d'une telle compétition demande énormément de travail : outre l'aspect très administratif auprès de la préfecture, de la FFE, des maries etc.; plusieurs mois avant, il faut reconnaître les pistes avec le kilométrage exact pour proposer des boucles aussi techniques que roulantes permettant de rencontrer plusieurs paramètres lors du parcours. Il faut donc les rendre praticables : déblayer, tondre, sécuriser, et ce jusqu'à la dernière minute. Il y a également une grosse étape de balisage pour que les participants ou l'assistance ne se perdent pas. Enfin, sur le site, il a fallu organiser les parkings, les zones de grooming, de contrôle vétérinaire, de paddock, et la buvette. Bref ! de quoi proposer une zone agréable pour tout le monde. Ce type d'événement serait donc difficile sans bénévoles et sans partenaires qui soutiennent le projet.

Moi, j'étais aux départs et je devais faire respecter les horaires des différentes épreuves. Notre équipe de bénévoles était postée à diverses intersections du parcours pour la sécurité des automobilistes et des cavaliers. Il était donc important que ces horaires soient pris en compte pour s'assurer qu'avant de partir, chacune des pistes était bien ouverte et sécuritaire.

J'ai l'air tellement sérieuse !

J'ai l'air tellement sérieuse !

# Discipline : l'endurance.

Ce que j'en ai pensé ?

De mon côté, j'ai passé un excellent moment. Je ne connaissais personne mise à part Laure Courrée, l'organisatrice. Mais je me suis sentie très bien accueillie par une équipe de tous horizons, cavaliers ou pas.

J'ai pu suivre l'assistance de la première boucle de l'épreuve de deux fois 70km, et ça m'a donné envie de capahuter moi aussi ! Ce coin offre vraiment des possibilités de randonnées incroyables, de quoi en profiter vraiment avec sa monture.

Je me suis donc dit "pourquoi pas ?", comme vous le savez, j'ai acheté Eylion sans but précis et dans l'idée de découvrir tout un tas de disciplines. Bon, j'admets qu'il n'a pas le physique de l'emploi, il est loin des looks légers des pur sang arabes que j'ai pu croiser ces trois jours, toutefois j'ai vu quelques chevaux qui ne payaient pas de mine et qui se sont bien défendus !


Bon, par contre côté look, l'endurance c'est toute une histoire. Hahaha !

Pour plus d'images, je t'invite à regarder mon petit Vlog du week-end !

Publié dans Poney.

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